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On parle ciné, documentaire, séries, etc ?

Voici donc les films ou documentaires (et séries à la fin du billet) vus (ou relus pour certains d’entre eux) et mes petits commentaires.

J’espère que cela vous donnera l’envie de les voir (ou revoir)…

Je dois avouer que compte-tenu de la situation actuelle dans la cité phocéenne, je ne suis pas repartie dans une salle obscure !

Films vus !

Enola Holmes de Harry Bradbeer (Netflix)

Enola, la jeune sœur de Sherlock Holmes, met ses talents de détective à l’épreuve pour tenter de retrouver sa mère disparue et déjouer une dangereuse conspiration.

Honnêtement, j’ai été attirée par le nom de Millie Bobby Brown… non pas que je suis fan mais je voulais voir ce qu’elle donnait dans autre chose de Stranger Things…

La bande-annonce est dynamique mais n’est pas réellement le reflet du film.

Cette modernisation et féminisation de l’univers de Sherlock Holmes est faite sur mesure pour l’actrice.

Le but du jeu est de faire comprendre, je pense, que le film est féministe… Helena Bonham Carter dont le rôle est un peu caricatural, est dont féministe au plus haut point, élève sa fille (la sœur de Sherlock et Mycroft) comme une amazone… et la jeune fille est féministe…

On y retrouve tous les combats : le droit de vote, le lobbying des hommes, le corset, l’habillement, les relations amoureuses…

Les effets spéciaux se voient régulièrement (et donc cela ne fait pas très Londres au XXe) et les personnages de Sherlock et Mycroft sont, ou sous-joués, ou sur-joués !

Alors, oui, Millie Bobby Brown enquête, se bat, joute avec le Lord (oui, car il y a aussi la disparition d’un jeune Lord… qui en pince pour la demoiselle assez rapidement…), l’autorité masculine et misogyne de Mycroft, le dilettantisme de Sherlock mais … voilà, rien de nouveau sous le soleil Holmes…

Et en sus, la petite sœur écrase la concurrence, principalement son célèbre frère qui est censé être le plus grand détective du monde…

Bref, un film sympathique mais que j’ai déjà oublié au ¾.

11 septembre de Martin Guigui (Prime)

Cinq personnes se retrouvent bloquées dans un ascenseur dans une tour du World Trade Center, le 11 septembre 2001.

Attention, la seule partie intéressante est la fin du film… la fin, fin… pour le reste, nous sommes coincés dans un ascenseur d’une des tours avec un couple en plein divorce, un agent de maintenance, un coursier et une jeune femme ambiguë.

Chaque personnage va vivre, sans comprendre, l’impact des deux avions et l’effondrement de l’autre tour… le tout avec l’espoir de faire redémarrer l’ascenseur qui est coincé. De l’autre côté de l’interphone, une femme adjoint aux techniques qui se dépatouille comme elle peut devant l’ampleur de la catastrophe qu’elle découvre petit à petit … Malgré la présence de Charlie Sheen et Whoopi Goldberg, le film, à petit budget, s’en sort doucement, poussivement parfois, mais comme je l’ai dit…

La fin du film est vraiment attachante …

Hors Normes de Toledano/Nakache (Canal+)

Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés « d’hyper complexes ». Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Joli film empreint d’humanité sur les conditions de prise en charge et de vis des enfants/adultes ayant des troubles psychiatriques ou neurologiques. A travers deux associations, et leurs dirigeants (excellents Reda Kateb et Vincent Cassel), le duo Toledano/Nakache nous offrent un beau moment d’émotions, de rire, de pleurs, sans voyeurisme ou apitoiement.

Toujours à la recherche d’une solution pour le bien de la personne, ces associations luttent, aussi, contre la bureaucratie qui ne s’en tient qu’aux cases… les échanges avec les Inspecteurs de l’IGAS le montrent bien… soit ça rentre, soit ça ne passe pas et on ferme les associations sans penser aux personnes, aux familles, à la détresse humaine.

Un très beau film, sensible qui ouvre les yeux… et qui rime aussi avec partage, intégration, acceptation de l’autre, quel qu’il soit !

 

The Operative de Yuval Adler (Canal+)

À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l’Iran ne se dote de l’arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace. Thomas, son référent de mission, doit la retrouver entre Orient et Occident, car Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation… ou être éliminée

Le film joue avec le présent et le passé (par flashback) ; Rachel, un agent lambda, a été recrutée par le Mossad qui décide, sous la supervision de Thomas, un agent, de l’infiltrer à Téhéran comme professeur de français et anglais.  Un jour, elle disparaît et les supérieurs de Thomas le convoque pour en savoir plus sur la mission, ce qu’elle pensait, faisait, etc., sa formation, ses missions, son but.

Petit à petit, Rachel dévoile ses propres secrets, ses failles et ses mensonges. Trop tard pour Thomas qui s’est attachée à elle et qui peut le payer cher.

En Iran, Rachel infiltre une société proche de l’importation de produits nucléaires et tombe amoureuse d’un des dirigeants, pourtant sa cible.

Alors, le film se suit, même si, par moments, il y a des scènes longuettes. Diane Kruger est dans le rôle mais il lui manque quelque chose…

Le film ne répond pas à toutes les questions, et la fin nous laisse sur notre faim….

Documentaire !

Le dernier vol de la navette Challenger (Netflix)

La navette Challenger a connu 9 décollages et atterrissages avant de se désintégrer en vol en janvier 1986, entraînant la mort des membres de son équipage, dont 1 civile.

Documentaire impressionnant sur la catastrophe de Challenger…

4 épisodes qui démontrent la pression subie par les divers maillons du commandement en charge du programme spatial américain… et comment une erreur peut être noyée dans les arcanes des enjeux politiques, financiers etc.

Reste le drame humain de cette explosion qui voyait, pour la première fois, un non-astronaute aller dans l’Espace, en l’occurrence, une maîtresse d’école suivie par des millions d’élèves et leurs professeurs.

Les images de l’explosion sous le regard incrédule de leurs familles sont bouleversantes.

 

Films à voir au ciné !

Adieu Les Cons

De Albert Dupontel

Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Poly

De Nicolas Vanier

Cécile, 10 ans, déménage dans le sud de la France avec sa mère, Louise. L’intégration avec les autres enfants du village n’est pas facile. Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly le poney vedette est maltraité .Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par Brancalou, l’inquiétant directeur du cirque, et le mystérieux Victor, Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements, un véritable voyage initiatique et une incroyable histoire d’amitié…

Michel-Ange

De Andrey Konchalovsky

Michel Ange à travers les moments d’angoisse et d’extase de son génie créatif, tandis que deux familles nobles rivales se disputent sa loyauté.

Miss (sortie repoussée du printemps)

De Ruben Alves

Alex, petit garçon gracieux de 9 ans qui navigue joyeusement entre les genres, a un rêve : être un jour élu Miss France. 15 ans plus tard, Alex a perdu ses parents et sa confiance en lui et stagne dans une vie monotone. Une rencontre imprévue va réveiller ce rêve oublié…

Falling

De Viggo Mortensen

John vit en Californie avec son compagnon Eric et leur fille adoptive Mónica, loin de la vie rurale conservatrice qu’il a quittée voilà des années. Son père, Willis, un homme obstiné issu d’une époque révolue, vit désormais seul dans la ferme isolée où a grandi John.L’esprit de Willis déclinant, John l’emmène avec lui dans l’Ouest, dans l’espoir que sa soeur Sarah et lui pourront trouver au vieil homme un foyer plus proche de chez eux.

Aline

De Valérie Lemercier

Québec, fin des années 60, Sylvette et Anglomard accueillent leur 14ème enfant : Aline. Dans la famille Dieu, la musique est reine et quand Aline grandit on lui découvre un don, elle a une voix en or. Lorsqu’il entend cette voix, le producteur de musique Guy-Claude n’a plus qu’une idée en tête… faire d’Aline la plus grande chanteuse au monde. Epaulée par sa famille et guidée par l’expérience puis l’amour naissant de Guy-Claude, ils vont ensemble écrire les pages d’un destin hors du commun.

Des hommes

De Lucas Belvaux

Ils ont été appelés en Algérie au moment des  » événements  » en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d’autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies. Mais parfois il suffit de presque rien, d’une journée d’anniversaire, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.

Séries TV !

Engrenage saison 8 (Canal Plus)….

La mort d’un jeune garçon marocain, dont le corps a été retrouvé dans une laverie de Barbès, relance l’équipe de Laure, amputé de Gilou, en taule. Ali et elle, malgré les interdictions de leur patron, se saisissent de l’affaire. Pendant ce temps, le commissaire de la Crim’ entre en contact avec Gilou, incarcéré dans l’attente de son jugement. En échange d’une possible réintégration dans la police, il lui demande de s’infiltrer au sein d’un gang de braqueurs. Une seconde affaire peut-être pas si éloignée de ça que de la première.

Raaaah, c’est fini !!!!

L’enquête est très ancrée dans notre réalité. Des enfants marocains arrivent, seuls, après des mois de voyage à travers l’Europe, sans des conditions inhumaines, à Paris pour gagner de l’argent, par tous les moyens, pour aider au pays, et s’aider aussi.

Quand un de ces enfants est retrouvé mort dans une laverie, et malgré l’interdiction de leur chef, Laure et ses hommes s’emparent de l’affaire.

Depuis l’incarcération de Gilou, qui a endossé l’ensemble des erreurs fin de la saison 7, l’équipe de Laure (secondée par Ali) est en marge, un peu tricard.

De son côté, Gilou se voit proposer par Bremond (ex de Laure), commissaire à la Criminelle, d’infiltrer un gang de braqueurs (qui préparent quelque chose) en échange de sa réintégration.

Face à eux, tous, une nouvelle juge, droite dans ses bottes, psychorigide sur le code de procédure pénale et les codes de la Justice, un jeune juge carriériste, et les arcanes des codes flics/voyous.

Enfin, Joséphine Karlsson, toujours dans les bons et mauvais coups, se faufile dans l’histoire en défendant un des jeunes marocains injustement accusés… et se retrouve au centre de l’histoire dont les ramifications s’étendent à tous les protagonistes.

La saison 8 monte crescendo, fait la part belle à tous les personnages, s’attache à montrer l’envers du décor, la psychologie, et revient sur l’ensemble des saisons, sans en faire trop.

Chaque scène en dévoile une autre, un autre indice, une autre chausse-trappe, un autre problème, une autre trahison, ou pas.

La fin est à la fois ouverte et fermée.  Ouverte car des personnages comme le Commissaire, la Juge et Ali pourraient éclore dans une autre série dérivée d’Engrenage…

Fermée, car les principaux tauliers d’Engrenage ont une belle sortie, même si cela peut dénoter dans la noirceur des 8 saisons…. Il y a des belles fins ; cela en est une.

Young Wallander saison 1 (Netflix)

Découvrez l’affaire qui a créé le flic. Fraîchement sorti de l’école de police, Kurt Wallander est témoin d’un crime brutal. Sous la houlette du commissaire Hemberg, il va mener l’enquête.

Très intéressante série sur les débuts de l’Inspecteur Wallander… on voit les débuts d’un jeune officier de police qui vit tranquillement dans une cité, sans se faire remarquer, qui prend soin des autres, et qui s’attache aux gens. Il est encore frais quand un meurtre violent est perpétré dans sa cité qui va l’obliger, un à dévoiler qu’il est flic (pas bien vu dans ce lieu) et à enquêter sur le meurtrier supposé, qui est le fils d’une voisine avec qui il papote et dont le gamin a un avenir dans le football.

Petit à petit, sous la houlette de son commissaire et d’une autre inspectrice plus aguerrie, Wallander va se frotter au gratin de Malmö, notamment une richissime famille et les quelques contrats peu reluisants qui sont noués avec un des héritiers de la famille… Vont se greffer une jolie fille altruiste mais pas facile, des militants d’extrême-droite, un misanthrope trop bien et pas forcément malhonnête (et ex de la fille dont Wallander tombe amoureux), des pressions politiques et financières etc.

La série ne ménage pas le jeune flic, il en prend littéralement plein la figure par moments mais se relève et a une sorte de flamme et aussi beaucoup d’intuition.

Bon, attention, la série est un peu étrange dans le temps proposé car le jeune Wallander vit de nos jours alors que celui que nous suivons, maintenant, à plus de 50 ans… alors, on aurait dû être dans les années 80…. Et clairement, là, c’est impossible (merci le smarphone et autres voitures nés trop tard !)… mais cela ne gâche en rien cette série intéressante, je le redis… et l’acteur principal (vu dans Moscou Noir, Bron, etc.) y est pour beaucoup !!!

Un seul bémol, la fin du 6e épisode qui finit en queue de poisson (et un peu cucul) mais pour mieux rebondir saison 2 ??? Je suppose aussi !

La Garçonne (France 2)

Dans le Paris des Années folles, Louise Kerlac est témoin du meurtre d’un proche, commis par des agents de l’Etat. Pour échapper au pire, elle doit disparaître…

Je voulais le regarder, au final pour deux raisons : Laura Smet et Grégory Fitoussi…

Alors que la reconstitution et l’ambiance années folle sont convaincantes, et qu’il est sympa de croiser Kiki de Montparnasse, Sydney Bechet, Man Ray, Modigliani, Coco Chanel, et consorts, ce n’est pas top à côté…

Entre les anachronismes, le langage trop 2020 et le jeu de certains acteurs… Laure Smet est très belle, soit, mais peu crédible en garçon (les cheveux gominés auraient peut-être apportés un côté plus masculin… ) avec une voix assez proche de « ses doubles »… Il n’y a que les sourds qui ne comprennent pas qui ce « garçon » peut être une fille…

Sans compter sur la gestion dramatiquement mauvaise de la révélation finale du meurtrier… qu’on voit venir à dix mille kilomètres et la fin guimauve à souhait…

Merci, mais non, merci… Dommage….

Candice Renoir saison 8 (France 2)

A la sortie de son opération du cerveau, Antoine n’est plus tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Entre Candice et lui, les compteurs sont remis à zéro, retour à la case départ. Comment Candice va-t-elle s’y prendre pour sauver leur amour ? Et jusqu’où ira-t-elle pour le protéger ? Entre secrets bien gardés et syndrome post-traumatique, la mémoire est mise à rude épreuve.

 

Ok, je n’ai pas peur de le dire, je regarde cette série depuis le premier épisode… et autant j’aimais bien ce personnage un peu barré, très actuelle, avec ses problèmes de filles (amour, régime, âge, etc.) et le côté « je t’aime, moi non plus » avec son collègue Antoine, autant depuis la saison dernière, j’ai du mal…

Je trouvais que le rebondissement du dernier épisode était vraiment trop… Pourtant, voilà, la scène avec Max et Candice qui se séparent en dansant sur Joe Dassin, était parfaite pour illustrer qu’au final, Candice rejoignait ENFIN Antoine et ouvrait une saison 8 drôle avec les deux flics en couple, sous le même toit avec leurs relations amoureuses et leurs frictions au bureau…

Et, là, paf, Antoine ne se souvient plus de Candice qui galère à le récupérer et se jette sur un petit jeune pompier pour le rendre jaloux… ce qui ne marche pas…

Et on en parle du fil rouge de la saison, des enquêtes plates et un peu légères, il faut l’avouer…

Même l’enlèvement de Candice sur deux épisodes, où même le stress des collègues n’est pas crédible… c’était long… et ennuyeux…

Et soudain, le dernier épisode relève un peu le niveau….

S’il y a une saison 9, merci d’envoyer mon CV aux showrunners pour éviter les mièvreries !

Sinon, merdus ! Il faudrait une vraie BELLE fin … un téléfilm de 90 mn avec un récapitulatif des saisons, des emmerdes et une belle fin car tout le monde s’attend à cela pour ce genre de séries…

Grand Hôtel (TF1)

Anthony Costa, 25 ans, se fait embaucher comme serveur au Grand Hôtel, palace historique de la Côte d’Azur pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, femme de chambre ayant mystérieusement disparu il y a quelques mois. Il n’imaginait pas alors tomber amoureux de l’héritière de la famille Vasseur, sur le point de se marier avec le directeur de l’hôtel…Mais sous ce luxe se cachent de nombreux secrets enfouis depuis longtemps, prêts à refaire surface…
Adaptation française de la série espagnole 
Grand Hôtel (2011-2013).

 

Que dire…

Un soir de grande déprime, je me suis dit, bon, allez, la version espagnole était sympa… regarde celle qui a été fait en France…

Même sous désespoir, mon cerveau a fait « STOOOOP »…

Alors, oui, je suis maso, j’ai regardé (en accéléré) les 6 épisodes… mais, je dois le dire… La série est nulle… l’intrigue ne casse pas quatre pattes à un canard (et n’importe quel bon flic aurait dénoué le tout en 2 épisodes), les personnages ne sont pas crédibles, les rapports entre les membres de la famille sont stéréotypés, et même l’histoire d’amour sensée être le COUP de foudre du siècle entre la riche héritière et le beau garçon qui cherche sa sœur, est loupée… la fin est incohérence et finit en queue de poisson…

Car à faire dans la guimauve, autant finir avec une fin avec des cœurs, des cotillons etc., mais là, rien de rien, de rien…. là, la belle se casse et l’autre ramasse sa sœur… pardon ?????

Bref, une belle perte de temps (mais qui sont venus faire dans cette galère Carole Bouquet, Bruno Solo et Gwendoline Hamon ?????)

Lætitia (France 2)

Adaptation du roman d’Ivan Jablonka : Lætitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016).
Cette mini-série revient sur l’affaire Lætitia Perrais, loin d’être un simple fait divers, qui a ému le pays et mis en lumière une France silencieuse, encline à une violence ordinaire.

Mini-série forte sur le crime abominable de Lætitia, jeune fille ballottée (et meurtrie) par la vie, avec sa jumelle, qui, malgré tout, avait la volonté lumineuse de s’en sortir.

C’est aussi une critique féroce sur les manques du système social (éducateur, assistant social débordé et largué par le système, juge, etc.), les affres des placements « pour le bien de l’enfant », du non-suivi par manque de temps et d’argent …. Et la récupération politique (et médiatique) qui peut donner la nausée !

Les acteurs sont tous à l’unisson, même dans l’horreur et l’abjection avec une mention spéciale à l’interprétation de Noah Morgensztern dans le rôle du meurtrier… Il fait froid dans le dos… et, là encore, les failles de la justice sont béantes.

On ressort de là effarés mais la réalité est plus cruelle encore, j’en suis sûre…  certaines scènes, suggérées, sont encore plus poignantes, notamment celles qui concernent la sœur jumelle de Lætitia, autre victime.

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xx

Lisa

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