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« La Petite sonneuse de cloches » de Jérôme Attal (Editions Robert Laffont)

Livre envoyé gracieusement par les Éditions Robert Laffont .

Le résumé de l’éditeur :

Deux époques entrelacées, deux histoires d’amour qui se confondent en une chasse au trésor fiévreuse et romantique dans les rues de Londres.

1793 – Le jeune Chateaubriand s’est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l’estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu’il visite l’abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera une rencontre inattendue : une jeune fille venue sonner les cloches de l’abbaye. Des décennies plus tard, dans ses Mémoires d’outre-tombe, il évoquera le tintement d’un baiser. De nos jours, le vénérable professeur de littérature française Joe J. Stockholm travaille à l’écriture d’un livre sur les amours de l’écrivain. Quand il meurt, il laisse en friche un chapitre consacré à cette petite sonneuse de cloches. Joachim, son fils, décide alors de partir à Londres afin de poursuivre ses investigations. Qui est la petite sonneuse de cloches ? A-t-elle laissé dans la vie du grand homme une empreinte plus profonde que les quelques lignes énigmatiques qu’il lui a consacrées ? Quelles amours plus fortes que tout se terrent dans les livres, qui brûlent d’un feu inextinguible le cœur de ceux qui les écrivent ?

 

Le contexte de lecture :

Cette phrase : « Deux époques entrelacées, deux histoires d’amour qui se confondent en une chasse au trésor fiévreuse et romantique dans les rues de Londres. »

Sans savoir que Chateaubriand était impliqué, j’ai été happée et j’ai demandé un service de presse. Robert Laffont m’a fait l’honneur d’accepter et j’ai reçu le livre début juillet.

Bien sûr, en raison de la date de sortie (22 août), je l’ai commencé tranquillement mais je voulais le finir bien avant la date pour pouvoir en parler tranquillement sur mes plateformes…

En sus, dès la fin, j’ai tellement aimé la poésie et le côté romanesque de ce livre qu’il était nécessaire d’en faire la promotion !

Merci à Robert Laffont pour leur confiance !

 

Le corps du roman :

Jérôme Attal nous offre un livre à deux histoires enlacées et mêle une quête à une histoire mystérieuse.

Nous faisons la connaissance, avec poésie, avec un pan de la vie de François-René de Chateaubriand, exilé à Londres entre Révolution et Terreur. Il vit chichement, ressent le froid mordant,  ne sachant pas comment s’en sortir, errant çà et là… Un soir, il se fait enfermer dans l’Abbaye de Westminster, et rencontre une jeune femme…

A partir de ce minuscule passage dans l’œuvre de Chateaubriand (Les Mémoires d’Outre-Tombe), Jérôme Attal développe une histoire près ce baiser fugace, de celui qui marque une vie. Le jeune Chevalier (il n’a que 25 ans à l’époque) a-t-il rêvé ? Qui est-elle, cette petite sonneuse de cloches à Westminster ?

Parallèlement, l’auteur nous présente l’histoire de Joachim Stockholm dont le père, universitaire émérite, laisse, à sa mort, parmi ses papiers, un brouillon sur cette partie de la vie de Chateaubriand. Il a établi la liste des femmes aimées et connues… et il y a une interrogation sur la petite sonneuse de cloches. Son fils part dans une sorte de quête autant pour résoudre cette énigme que pour suivre les traces de ce père érudit et un brin secret.

Joachim part alors à Londres sur les traces de l’écrivain avec l’aide précieuse de Marin Maret, vieux collègue de son paternel… il n’est pas au bout de ses propres surprises et rencontres.

Et, donc, Lisa ?

Au-delà des deux histoires contées par Jérôme Attal, il émane une poésie et un air romanesque incroyables dans ce roman.

On est happés immédiatement par cette jeune femme qui a volé un baiser à l’écrivain qui nous faisait frissonner en classe… principalement car on avait tous peur d’avoir à argumenter sur un passage de ses Mémoires.

Entre Chabeaubriand qui relate sa vie londonienne en exil, entre pauvreté, angoisse, faim et désespoir et Joachim qui s’échine à trouver qui est la petite sonneuse, qui rencontre une jeune femme, lui aussi, qui travaille sur le même sujet, Attal nous promène dans le Londres des deux époques mêlant amour, espoir, surprise, romanesque et deuil, celui que Joachim accomplit pas après pas.

D’une simple phrase page 118 des Mémoires d’Outre-Tombe (« […] : c’était la petite sonneuse de cloches. J’entendis le bruit d’un baiser, et la cloche tinta le point du jour. […] »), l’auteur nous offre un beau moment de romantisme que Chateaubriand aurait aimé, sans aucun doute.

L’élan enthousiaste qui a saisi la lectrice que je suis, fut bouleversant et empreint de cette soif de savoir qui était cette fille qui osa embrasser un inconnu dans la glaciale abbaye… et comment un simple baiser, furtif, s’est imprimé dans la mémoire de cet illustre écrivain.

La liberté que possèdent les auteurs est là magnifiée. On peut tout inventer, broder à partir un mot, d’une phrase, et en tirer une double histoire, douce, amère, émouvante, romanesque, pleine d’espoir, d’amour, d’amitié et de fidélité.

J’ai passé un excellent moment avec ces personnages, aux côtés de Joachim, à espérer, à m’exalter pour le moindre indice, le moindre souffle… et que dire de la scène finale… elle a fini par achever mon souffle romanesque (et m’a serré le cœur).

Si vous êtes sensible à ce sentiment d’inachevé, de possible impossible et à Chateaubriand, « La petite sonneuse de Cloches » est fait pour vous et vous pourrait, comme moi, remercier Jérôme Attal pour ce délicieux roman et à l’attente qu’il a suscitée !

***

Titre : La petite sonneuse de cloches

Éditions Robert Laffont

Parution : 22 août 2019

EAN : 978-2221241660

Nombres de pages : 270

Prix (à la sortie) : 19€

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